mardi 23 décembre 2014

Oulah qui va là ? Inspecteur Gadget !

         Les Japonais sont les rois des gadgets et autres trucs plus ou moins utiles. D'ailleurs, le mot "pratique" n'a jamais eu autant de sens pour moi qu'au Japon. Et comme aujourd'hui est un jour particulier, j'ai décidé d'aborder ces petites choses qui vous changent la vie, pour le meilleur ou pour le pire. J'en profite aussi pour préciser que ce mardi 23 est particulier parce que c'est l'anniversaire de l'Empereur. Et grâce à ça, c'est un jour férié, ce qui n'est pas le cas de cette vulgaire fête occidentale qu'est Noël.


         Sur l'image au dessus, on peut apercevoir un petit escalator à vélos. On en trouve souvent (ou toujours ?) dans les parkings à vélos à côtés des gares. Et puisqu'on parle des gares, parlons aussi des trains. Le froid hivernal m'a permit de découvrir quelque chose d'incroyable, le chauffage dans les trains. Les Japonais ont eu la bonne idée de le mettre juste en dessous des sièges, et avoir les fesses chaudes quand dehors il fait froid, c'est le début du bonheur.


         En parlant de fesses chaudes, les toilettes permettent aussi ce petit plaisir. Marre de souffrir quand vous vous asseyez ? Le made in Japan est fait pour vous. Bien entendu, ces 50 boutons que vous pouvez voir sur la splendide photo de nos toilettes ne servent pas qu'à chauffer. La star ici, c'est le "petit jet" ! Une fois terminé, appuyez sur le "petit jet" qui vous correspond (homme ou femme). Un petit bout de plastique viendra délicatement se glisser sous votre derrière pour nettoyer en douceur les endroits souillés. La puissance du jet et la chaleur de l'eau sont bien entendu réglables. "Dis donc l'ami, pourquoi t'as un robinet sur tes précieuses toilettes ?". Bien vu mon bon Watson ! Avant d'entrer dans le réservoir, l'eau passe par là pour que tu puisses te laver les mains. On peut donc la réutiliser, c'est bon pour la planète. Mais n'en conclu pas trop vite que les Japonais sont les rois de l'écologie, on en reparlera plus tard...


         Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cet étrange petit panneau de contrôle ne vient pas de la salle de bain de l'Etoile de la mort. Avec ça, tu peux entre autre donner une température maximale à ta douche ou te faire couler un bain au degré prêt. Une fois fini, l'appareil t'appelle ! Et si jamais après deux heures de barbotage tu trouves ton eau trop froide, pas de panique ! Tu peux demander au panneau de contrôle de réchauffer l'eau. Ça peut paraître étonnant, mais il se trouve que j'ai une explication. Pour bien comprendre, il faut se tourner vers la façon traditionnelle de se laver des Japonais. D'abord, on lave tout son corps sous la douche. Ensuite, on a le droit de se détendre dans la baignoire. Mais attention malheureux ! De savon tu ne mettras point, car l'eau doit profiter à toute la famille. Le fonction "réchauffage" est donc logiquement là pour éviter au dernier de la famille de se faire arnaquer.

Le "lave entre les doigts de pieds". Parce qu'on est jamais assez propre.


         Des petits trucs sympas dans le genre, y'en a plein. On fera surement d'autres articles si ça vous plait. Maintenant, je pense qu'il est de notre devoir de parler de ces petites anomalies qui nous rappellent que tout ne vient pas du futur au Japon. Et pour commencer, la machine à laver ! Les machines japonaises marchent à l'eau froide, ce qui est particulièrement chiant pour les grosses tâches. Le pire, c'est qu'on a vu des machines de luxes qui se vantaient de "laver à l'eau chaude"... Autre énorme stupidité, les distributeurs qui prennent les cartes étrangères (ceux de la Poste japonaise) ferment le soir, le weekend et les jours fériés. Dans un pays où tu trouves des supérettes tout les 10 mètres ouvertes TOUT le temps, ça choque. Même le supermarché à côté de chez nous ferment à 1h du mat', alors pourquoi pas un simple distributeur ? Et l'excuse "c'est la Poste" ne marche pas, ces mêmes gens nous ont livrés un colis un dimanche en pleine après-midi.



R.

jeudi 11 décembre 2014

Automne de brebis

    Les deux dimanches derniers, nous sommes allés au parc pour profiter d'une chose particulièrement cher au cœur des Japonais : les momiji. Non, ce ne sont pas des reliques de vieux cadavres mais les érables japonais qui rougissent. Et quand on dit rouge, on déconne pas.




















         Le premier parc qu'on a fait s'appelle Shinjuku Gyoen. Il y a un jardin japonais qu'on voit bien sur la panoramique, une partie forêt où se baladent pas mal de bestioles, une partie pelouse anglaise histoire de pique-niquer et un jardin à la française. Oui, le parc est vraiment grand. Attention, deux grues "où est Charlie" se sont cachées sur la photo suivante ...



         Bah oui, on reste quand même au milieu de la plus grande ville du monde. Les photos en dessous ont été prises le 1er décembre, cherchez l'erreur !







         Oui, oui, vous n'avez pas rêvé ! C'est bien un cerisier en fleur et une roserais bien fournie. Le deuxième parc, le Rikugi-en, est plus petit mais tout aussi chouette. En plus, on y est allé le dernier jour des illuminations d'automne ! Par contre, il y avait énormément de monde, on a eu plutôt froid et malheureusement les photos de nuit sont assez laides. Et cette fois-ci, une vrai grue.







         Une chose à savoir, les parcs au Japon ne sont pas tous public et les deux en questions étaient payants. Ça m'a un peu surprise en tant que bonne française habituée aux jardins municipaux gratuits. Mais attention, c’était pas non plus très cher et on n'a clairement pas été déçu de nos sorties !

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre le printemps pour le retour en force de la verdure !






S.

mercredi 3 décembre 2014

Rolie Polie Olie, mini Japonais tout rond

         J'entends beaucoup que les Japonais sont polis. Bah en faite non, c'est faux. Alors attention te méprend pas jeune et frétillant lecteur, les Japonais ne sont pas des malotrus non plus ! Et je te vois venir, tu vas me dire un truc du genre "dis donc petit blogueur donneur de leçons, tu serais pas en train de me dire que parce que tu connais pas assez les Japonais tu déclares mollement le match nul ?". Non mon bon ami, je déclare énergiquement le match nul ! Les Japonais ont juste une culture tellement différente de la notre que même les règles de politesses sont différentes. Quelques exemples rien que pour toi.


         Pour les Japonais, se moucher c'est mal. J'arrive pas à déterminer si c'est parce que c'est sale ou autre mais on ne doit pas se moucher en public. Alors attention, y'a bien entendu des lieux où ils se lâchent comme au boulot par exemple, mais ça reste assez tabou. Et en parlant de se lâcher, on va aborder le point caca du jour. Au Japon si tu es une femme, tu dois tout faire pour masquer le bruit de tes fesses quand tu es aux commodités. Alors oui, en France non plus c'est pas top classe de jouer de la trompette. Mais pour que tu comprennes bien l'ampleur des dégâts, il faut que tu saches que dans certaines toilettes tu peux mettre un faux bruit (souvent de cascade...) pour masquer ta petite affaire. Et le plus fou dans l’histoire, c'est que c'est pour éviter que les Japonaises gâche de l'eau en tirant la chasse tout le temps que ce truc a été inventé.


         Autre exemple un peu plus connu, on ne doit pas entrer dans une maison avec des chaussures. Dans les maisons y'a toujours un petit coin juste après la porte où tu peux les retirer pour mettre des pantoufles. Les Japonais en prévoient d'ailleurs pour les invités histoire d'éviter les pieds froids. Ce principe est tellement important que même dans la salle de sport qu'on fréquente tu dois enlever tes chaussures avant, marcher jusqu'aux vestiaires et là seulement, enfiler tes modèles sportives.


         Un truc à savoir si tu vas dans un restaurant de pâtes au Japon (ramen, soba...). Tu risques d'y voir plein de Japonais avaler leur pitance avec un bruit de succion bien puissant. Ça a l'air dégueulasse comme ça mais c'est plein de bonnes choses qu'on peut pas comprendre nous français (les connaisseurs auront reconnu Kwiskas, merci Les Nuls). On peut expliquer ce phénomène étrange de deux façons. Les Japonais mangent les pâtes très chaudes, aspirer beaucoup d'air en même temps que la bouffe permet de refroidir le tout. En plus, faire du bruit c'est montrer au cuisto que tu aimes son plat. Et t'as pas envie de le vexer le don Diego, si ?


         Tout le monde ne respecte pas toujours les règles ici. La plupart du temps si tu en parles à un Japonais, il va te dire que c'est la faute des Chinois. Moi je pense que c'est plutôt les vieux locaux qui après des années d'obéissance se sentent au dessus des règles sociales (et qui crachent dans la rue ! Une honte, ils sont vraiment dégeux ceux là). Dans la catégorie l'attention c'est pour les slips, je me dois aussi d'évoquer l'habitude qu'ont les Japonais de ne jamais te tenir la porte. On reparlera probablement de tout ça une autre fois, des exemples de ce genre y'en a plein ! Mais il se fait tard, alors bonne nuit les petits...


R.

jeudi 27 novembre 2014

Bienvenue au zoo

         Dimanche, nous sommes allés au Zoo de Ueno. Une belle journée, pleins d'animaux et tout pleins d'enfants ! Evidemment, il y avait plein de monde mais à force, on a l'habitude avec le Japon.



         Le zoo est plutôt sympa, il y avait beaucoup de choses à voir. Quelques cages nous ont quand même déçu, notamment celle des suricates qui était vraiment petite et sans sable ni tunnel. Les tatous étaient complètement fous, et il y avait une foule monstrueuse devant l’ours polaire qui se roulait par terre !

         Mais les grandes stars du coin c’était les pandas ! On les a fait en dernier, et on a eu raison. Il y avait énormément d'attente pour les pandas et en fin de journée, pouf plus personne. Et les pandas au Japon, ils étaient carrément plus cool que ceux de Beauval qui dormaient comme des grosses feignasses. Là il y avait de l'agitation et la femelle avait carrément envie de se faire le mâle.


     On a vu aussi un tigre marquer son territoire à coups de spray de phéromones, des ours, des hippopotames pygmées ou non, Daya l'éléphant de 4 tonnes, des pandas roux et pleins d'autres animaux.









         Mais les plus fous, c’était bien les petits Japonais. Au Japon, les gamins sont en roue libre. Aucune règle, aucune punition... Ils n'arrêtaient pas de crier, de taper sur les vitres avec tout ce qui leur passait par la main : bouteille, sac, tête...  D’ailleurs en France, il est clairement interdit de frapper sur les vitres et de faire chier les animaux. Ici rien à faire, petits, grands et surtout vieux n'ont aucune retenue...


      On a vu nombre de gamins se balader tout seul sans que les adultes fassent gaffe. Et franchement avec le monde qu'il y avait, y'en a bien eu un paquet de perdu à la fin de la journée. Dans la rue, on a vu une mamie avec ses petits enfants. Les gamins jouaient sur la route n'importe comment et la vieille les regardait sans rien dire. Et pourtant, c’était une grosse route avec pas mal de voitures...



         Tu comprends, les Japonais ils ont une vie de privation alors on va pas leur enlever le bonheur de l'enfance et on va les laisser faire n'importe quoi ! Le Japon n'est clairement pas le pays de l’éducation... Heureusement qu'ils en font pas beaucoup des enfants finalement...




S.

samedi 22 novembre 2014

Entre tentacules et coincés des fesses

         Bon, après l'article un peu technique de la dernière fois, je me suis penché sur quelque chose d'un peu plus simple. Mais rassurez-vous ! Un article simple mais tout aussi généraliste, critique et de mauvaise foi que les autres. Et histoire de donner un petit côté "sensationnel" au blog, on a décidé que le thème du jour porterait sur la relation entre les Japonais et le sexe. Alors sortez les roquettes, on va tirer sur l'ambulance.



         On a souvent tendance à prendre les Japonais pour des gros pervers, et c'est pas forcément faux. Suffit de savoir qu'il existe souvent (ou toujours ?) un petit rayon "mangas pornos" dans les konbini pour en être convaincu. Mais pour ce qui est des relations amoureuses, on peut pas dire que les rois du tentacule soient très doués. J'avais déjà un peu abordé ça dans "Idée reçue ? Idée quand même". On se remet dans le contexte, un certain nombre de couples ne se mettent pas ensemble par amour. Et à partir de là, on assiste à des choses un peu particulières, comme par exemple l'absence quasi totale de rapports après le mariage. Pour l'expliquer, deux choses. Déjà comme je l'avais expliqué, certaines Japonaises n'hésitent pas à choisir leurs futurs maris en fonction de l'argent qu'il gagne. Et ensuite, les couples ont tendance à ne vivre ensemble qu'une fois mariés. Et je trouve ça très con, même si tu es très amoureux il faut vivre un peu avec quelqu'un pour savoir si ça va vraiment marcher. Et cette cassure après le mariage est visible partout, même chez Ikea où tu peux voir dans une chambre  de couple d'exposition avec deux lits une place séparés . Et comme les Japonais n'hésitent pas à prendre les chemins les plus étranges, certains couples n'hésitent pas à se tourner vers l'insémination artificielle pour avoir des enfants...


         On trouve de nombreux love-hôtels à Tokyo. Et vu ce que j'ai dit plus haut, j'aimerai un peu expliquer le pourquoi du comment. Oui, ça peut servir aux couples illégitimes. Mais pas que ! Comme souvent les Japonais n'emménagent ensemble qu'après le mariage, le love-hôtel peut permettre à ces jeunes d'avoir un peu d'intimité. Alors effectivement, il est assez probable que la prostitution et la mafia local profitent aussi de ces lieux. Mais vu leur nombre, je pense sincèrement que beaucoup de gens normaux les fréquentent par manque de place chez eux ou par envie de profiter des chambres à thèmes qu'on y trouve. Et à côté de ça, on se rend quand même compte qu'il existe un vrai malaise dans cette société. Pour combler le manque effectif, certains Japonais se tournent vers les bars à câlins (où tu peux même te faire laver l'oreille par une belle demoiselle !) ou claquent une tonne de fric dans les bars à hôtesses ou à hôtes.


         Pour terminer, parlons des moyens de contraceptions au Japon. Alors je sais qu'ils ont du mal à évoquer le sexe, mais mince là c'est presque criminel ! Beaucoup trop de Japonais pensent que le sida n'existe pas chez eux, et que de toute façon ça s'attrape pas avec une relation hétérosexuelle. D'ailleurs, prendre la pilule ou mettre un préservatif est souvent vu comme un manque de confiance envers l'autre. Si tu fais ça, c'est que t'es un sacré pervers ou une vraie traînée ! Et pour terminer en beauté, je vais vous donner le chiffre qui tue : 30% des grossesses au Japon finissent par un avortement (c'est Christine Boutin qui serait contente !). Alors, on lui fait quoi à l'ambulance ?



R.

jeudi 13 novembre 2014

Une langue de caractère...


         Aujourd'hui, j'ai envie de parler des mots. Après plusieurs années de Japonais, j'ai compris que les français ne comprenaient rien à cette langue, et que l'inverse était encore plus flagrant. Alors je te vois bien venir petit castor, tu vas me dire "non mais tes histoires à la con on s'en fou. Nous, on veut des trucs amusants". Bah justement, pour rendre le tout un peu plus digeste, j'ai mis des images de franponais (ce que les japonais pensent être du français). Comme pour eux le français ça fait "chic", tu retrouves un peu partout ce genre de conneries, d'ailleurs je t'invite à taper "franponais" sur ton moteur de recherche et regarder les images. Crois moi, ça peut être très drôle. Pour commencer, je vais vous parler du système d'écriture japonais, histoire qu'à l'avenir quand on te parle de "kanji", tu saches ce que c'est. Alors oui, ça peut paraître hyper chiant. Mais je fais partie des jeunes cons qui pensent que pour comprendre le cerveau des Japonais, il faut comprendre un minimum la façon dont ils écrivent. Alors éloignez les enfants et pour les plus faibles prévoyez un sac à vomi, c'est parti !


         Le Japonais possède deux syllabaires qu'on appelle les "Kana" (non, je ne veux pas mettre de "s" à ce genre de mots). Les premiers, les katakana, sont principalement utilisés pour les mots d'origine étrangère, les onomatopées et deux trois autres trucs. Les deuxièmes, les "hiragana", sont utilisés pour tout le reste. Si tu sais ça, tu peux en théorie tout écrire. Sauf que c'est là que les kanji entrent en jeu.


         Les kanji, c'est des milliers de caractères qui te permettent de remplacer des kana. Je te donne un exemple : un pont = hashi = はし (en hiragana) = 橋 (en kanji). Et là, comme 99% des gens, ta première réaction est : "mais c'est débile, pourquoi remplacer des hiragana tout simples à tracer par un truc beaucoup plus difficile et long à écrire ?". Pour moi, y'a une explication qui devient vite une évidence quand tu avances dans les études de japonais : parce que cette langue possède trop peu de sons ! Si tu vois à l'écrit はし, tu ne peux être sûr à 100% de ce que ça veut dire que grâce au contexte (on dit souvent que le Japonais est une langue de contexte) ou au kanji. Ainsi, 橋 veut dire pont et 箸 veut dire baguettes. Je m'arrête là, sinon on risque de perdre un paquet de lecteurs. J'approfondirai peut-être un jour si ça vous tente...


         Maintenant, j'aimerai aborder directement quelques mots que nous, français, avons l'habitude de ne pas comprendre ou d'écorcher sévèrement. La petite plante proche de la moutarde que tu retrouves écrasée dans ton resto chino japonais favori, ça s'appelle du wasabi et pas du "wazabi". En Japonais même précédé et suivie d'une voyelle, le "s" se prononce "s". Dans la même veine, la bombe atomique n'est pas tombée à "Nagazaki" mais à Nagasaki, et la deuxième plus grande ville du Japon n'est pas "Ozaka" mais Osaka. Pour terminer, le "e" final de kamikaze se prononce "é". D'ailleurs j'ai une anecdote sympa pour certains, barbantes pour d'autres. Mais dans tous les cas, c'est le genre de trucs que tu pourras potentiellement ressortir au Trivial Pursuit. Kamikaze est composé de deux kanji : kami (神) la divinité, et kaze (風) le vent. On peut traduire ça par "vent divin", et non je ne ferai pas cette blague. L'explication remonte à la deuxième tentative d'invasion du Japon par les mongols. Alors qu'ils étaient plutôt partis pour gagner du terrain sur l'île, un typhon a ravagé leurs navires et mit fin à l’expédition. Les Japonais ont donc appelés ce phénomène "kamikaze". Et je peux te dire que cette histoire te revient en tête quand tu te prends un typhon sur la tronche...




R.

mercredi 5 novembre 2014

Takao Takabas

         Lundi, nous sommes allés au mont Takao. Et je dis bien lundi, parce qu'au Japon, c’était férié. Enfin, le jour férié tombe le dimanche, mais les Japonais ne sont pas du genre à se laisser abattre. Quand ça tombe le dimanche, c'est toujours décalé à lundi. Et oui Messieurs-dames ! Au Japon, 15 jours fériés par ans équivaux vraiment à 3 semaines de congés.


         Une petite heure de train et Squalala nous voilà rendu au mont Takao qui se situe à l'ouest de Tokyo. Et comme tout bon spot touristique au Japon, c’était blindé ! Nous qui pensions avoir la montagne et l'automne pour nous... Bonjour la tranquillité ! D'ailleurs sur le chemin, on a croisé plein de marcheurs avec des clochettes. Ça faisait un peu troupeau de vaches dans les alpages, bonjour les oreilles ! Au sommet, la consommation règne en maître avec de nombreux petits restos et autres stands de glaces. Le mont Takao est une montagne sacrée, le temple dessus est un lieu de pèlerinage.





         Au Japon, l'automne est une saison assez douce et très aimée des Japonais pour les magnifiques couleurs que l'on peut voir. Cela dit, même en novembre, le paysage était encore bien vert. Pour éviter la horde de marcheurs, nous avons choisi le chemin le plus compliqué, soit la rando plutôt que le goudron. Ça grimpait pas mal, ce qui n'a pas découragé nombre de papis et mamies japonais de prendre ce chemin. Ici, les vieux sont pas vraiment vieux !

         Après un pique-nique au sommet, nous sommes allés faire un tour sur les autres monts. Un fois sorti du sentier battu, plus grand monde. Les Japonais venaient voir Takao, ils l'ont vu, ils sont repartis, pas la peine de s'attarder. C'est souvent comme ça avec eux.




         Une belle de vue de Tokyo et des montagnes. Par contre, il y avait trop de nuages pour voir le mont Fuji, autrement appelé Fujisan et surtout pas Fujiyama, qui ne veut rien dire... A suivi un goûter dans une clairière, et une bonne descente dans les cèdres. La statue avec le long nez, c'est le Tengu représentant un homme qui aurait maîtrisé la discipline ascétique.







     













   



         Et après 10km de marche, nous sommes rentrés à Tokyo pour nous faire un resto bien mérité. Manquait plus que la raclette et un chaud Takao (R a insisté pour que cette blague figure dans l'article) pour conclure cette journée à la montagne !


S.