En cette belle période hivernale, une voix mystique est venue me souffler à l'oreille qu'un article qui explique comment les Japonais font la fête serait le bienvenue. Et comme je ne refuse rien à une voix venue d'ailleurs et que je n'ai rien d'autre que cette introduction digne du pire téléfilm de M6... Squalala nous sommes partis !
Commençons ce rapide voyage par une sombre invention : la bien nommée boîte de nuit. Pour les moins vifs d'entre vous, je précise que les boîtes ne font pas parties de mes divertissements préférés. Mais mon dévouement sans faille et mon courage légendaire m'ont poussé à risquer ma vie en envoyant mes plus fidèles espions se renseigner à ma place. Mes explications reposent donc en partie sur ce qu'ils m'ont racontés, et toutes les imprécisions présentes dans ce paragraphe sont donc bien évidemment à leur charge. Les Japonais sont pas mal branchés boîte de nuit, c'est pour eux un bon moyen de s'éclater le weekend pour se remettre d'une semaine difficile. Ils suffit de voir les jeunes et les moins jeunes complètement morts dans les rues de Shibuya pour s'en rendre compte. Bien loin de son image bien propre sur lui, le Japon se transforme souvent la nuit en zone de guerre. Les lignes de conduite, les règles et la bienséance sont alors sacrifiés sauvagement sur l'autel du divertissement. Mais comme de talentueux journalistes ont déjà pondus une tonne de contenu sur le côté borderline des soirées japonaises, je vais me contenter d'aborder la partie la plus intéressante du sujet : les anecdotes inutiles.
Cette personne est-elle encore vivante ?
En boîte, il est officiellement interdit de danser après minuit. C'est pas une blague, la responsable est une loi datant de 1948 qui avait pour but de combattre la prostitution. Bien entendu, tout le monde ne respecte pas cette interdiction. Mais toi, bon samaritain, tu dois probablement te demander ce que font les Japonais respectables s'ils ne peuvent pas se déhancher. C'est très simple, ils pleurent dans un coin les oreilles en sang à cause du son beaucoup trop fort.
On retrouve ce terrorisme sonore dans les pachinkos, les grandes stars du divertissement japonais. Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer les règles, même après renseignement je ne suis pas bien certain de comprendre le principe. L'ami Wiki décrit le pachinko comme un "croisement entre un flipper et une machine à sous". Moi ce que je peux te dire là dessus, c'est que c'est un vrai phénomène de société. Un Japonais sur quatre y joue, et c'est souvent de façon très régulière. On trouve des salles de pachinko absolument partout, et j'ai entendu dire qu'elles étaient souvent tenues par des Yakuzas. D'ailleurs, en parlant d'eux, je vous déconseille de dire leur nom à un Japonais. Ici, c'est pire que Voldemort, même Harry n'ose pas prononcer ce nom. Le pachinko est un jeu d'argent, les gains sont représentés par des petites billes que tu peux utiliser pour continuer à jouer ou que tu échanges contre... des lots ! Oui, des lots, tu gaspilles de l'argent pour gagner une vulgaire peluche Pikachu made in China. Tout ça à cause d'une loi japonaise (encore une !) qui interdit l'échange de billes contre de l'argent. Mais le Japonais est malin, et tu peux donc troquer ta peluche moche contre l'argent qu'auraient du te rapporter tes précieuses sphères.
Après avoir perdu vos oreilles en boîte ou au pachinko, vous pouvez entraîner votre douce voix au karaoké. Comme pour le pachinko, y'en a partout. Contrairement à ceux qu'on trouve en France, ça se passe pas dans une grande salle commune pour tous animée par DJ Jacky. Ici, tu loues une petite pièce pour toi et tes amis. Pour satisfaire les voix les plus endurantes, tu peux commander à boire et à manger, y'a d'ailleurs souvent un forfait illimité.
R.



KARAOKEEEEEEEEEEEEEE!!!!!
RépondreSupprimer