jeudi 27 novembre 2014

Bienvenue au zoo

         Dimanche, nous sommes allés au Zoo de Ueno. Une belle journée, pleins d'animaux et tout pleins d'enfants ! Evidemment, il y avait plein de monde mais à force, on a l'habitude avec le Japon.



         Le zoo est plutôt sympa, il y avait beaucoup de choses à voir. Quelques cages nous ont quand même déçu, notamment celle des suricates qui était vraiment petite et sans sable ni tunnel. Les tatous étaient complètement fous, et il y avait une foule monstrueuse devant l’ours polaire qui se roulait par terre !

         Mais les grandes stars du coin c’était les pandas ! On les a fait en dernier, et on a eu raison. Il y avait énormément d'attente pour les pandas et en fin de journée, pouf plus personne. Et les pandas au Japon, ils étaient carrément plus cool que ceux de Beauval qui dormaient comme des grosses feignasses. Là il y avait de l'agitation et la femelle avait carrément envie de se faire le mâle.


     On a vu aussi un tigre marquer son territoire à coups de spray de phéromones, des ours, des hippopotames pygmées ou non, Daya l'éléphant de 4 tonnes, des pandas roux et pleins d'autres animaux.









         Mais les plus fous, c’était bien les petits Japonais. Au Japon, les gamins sont en roue libre. Aucune règle, aucune punition... Ils n'arrêtaient pas de crier, de taper sur les vitres avec tout ce qui leur passait par la main : bouteille, sac, tête...  D’ailleurs en France, il est clairement interdit de frapper sur les vitres et de faire chier les animaux. Ici rien à faire, petits, grands et surtout vieux n'ont aucune retenue...


      On a vu nombre de gamins se balader tout seul sans que les adultes fassent gaffe. Et franchement avec le monde qu'il y avait, y'en a bien eu un paquet de perdu à la fin de la journée. Dans la rue, on a vu une mamie avec ses petits enfants. Les gamins jouaient sur la route n'importe comment et la vieille les regardait sans rien dire. Et pourtant, c’était une grosse route avec pas mal de voitures...



         Tu comprends, les Japonais ils ont une vie de privation alors on va pas leur enlever le bonheur de l'enfance et on va les laisser faire n'importe quoi ! Le Japon n'est clairement pas le pays de l’éducation... Heureusement qu'ils en font pas beaucoup des enfants finalement...




S.

samedi 22 novembre 2014

Entre tentacules et coincés des fesses

         Bon, après l'article un peu technique de la dernière fois, je me suis penché sur quelque chose d'un peu plus simple. Mais rassurez-vous ! Un article simple mais tout aussi généraliste, critique et de mauvaise foi que les autres. Et histoire de donner un petit côté "sensationnel" au blog, on a décidé que le thème du jour porterait sur la relation entre les Japonais et le sexe. Alors sortez les roquettes, on va tirer sur l'ambulance.



         On a souvent tendance à prendre les Japonais pour des gros pervers, et c'est pas forcément faux. Suffit de savoir qu'il existe souvent (ou toujours ?) un petit rayon "mangas pornos" dans les konbini pour en être convaincu. Mais pour ce qui est des relations amoureuses, on peut pas dire que les rois du tentacule soient très doués. J'avais déjà un peu abordé ça dans "Idée reçue ? Idée quand même". On se remet dans le contexte, un certain nombre de couples ne se mettent pas ensemble par amour. Et à partir de là, on assiste à des choses un peu particulières, comme par exemple l'absence quasi totale de rapports après le mariage. Pour l'expliquer, deux choses. Déjà comme je l'avais expliqué, certaines Japonaises n'hésitent pas à choisir leurs futurs maris en fonction de l'argent qu'il gagne. Et ensuite, les couples ont tendance à ne vivre ensemble qu'une fois mariés. Et je trouve ça très con, même si tu es très amoureux il faut vivre un peu avec quelqu'un pour savoir si ça va vraiment marcher. Et cette cassure après le mariage est visible partout, même chez Ikea où tu peux voir dans une chambre  de couple d'exposition avec deux lits une place séparés . Et comme les Japonais n'hésitent pas à prendre les chemins les plus étranges, certains couples n'hésitent pas à se tourner vers l'insémination artificielle pour avoir des enfants...


         On trouve de nombreux love-hôtels à Tokyo. Et vu ce que j'ai dit plus haut, j'aimerai un peu expliquer le pourquoi du comment. Oui, ça peut servir aux couples illégitimes. Mais pas que ! Comme souvent les Japonais n'emménagent ensemble qu'après le mariage, le love-hôtel peut permettre à ces jeunes d'avoir un peu d'intimité. Alors effectivement, il est assez probable que la prostitution et la mafia local profitent aussi de ces lieux. Mais vu leur nombre, je pense sincèrement que beaucoup de gens normaux les fréquentent par manque de place chez eux ou par envie de profiter des chambres à thèmes qu'on y trouve. Et à côté de ça, on se rend quand même compte qu'il existe un vrai malaise dans cette société. Pour combler le manque effectif, certains Japonais se tournent vers les bars à câlins (où tu peux même te faire laver l'oreille par une belle demoiselle !) ou claquent une tonne de fric dans les bars à hôtesses ou à hôtes.


         Pour terminer, parlons des moyens de contraceptions au Japon. Alors je sais qu'ils ont du mal à évoquer le sexe, mais mince là c'est presque criminel ! Beaucoup trop de Japonais pensent que le sida n'existe pas chez eux, et que de toute façon ça s'attrape pas avec une relation hétérosexuelle. D'ailleurs, prendre la pilule ou mettre un préservatif est souvent vu comme un manque de confiance envers l'autre. Si tu fais ça, c'est que t'es un sacré pervers ou une vraie traînée ! Et pour terminer en beauté, je vais vous donner le chiffre qui tue : 30% des grossesses au Japon finissent par un avortement (c'est Christine Boutin qui serait contente !). Alors, on lui fait quoi à l'ambulance ?



R.

jeudi 13 novembre 2014

Une langue de caractère...


         Aujourd'hui, j'ai envie de parler des mots. Après plusieurs années de Japonais, j'ai compris que les français ne comprenaient rien à cette langue, et que l'inverse était encore plus flagrant. Alors je te vois bien venir petit castor, tu vas me dire "non mais tes histoires à la con on s'en fou. Nous, on veut des trucs amusants". Bah justement, pour rendre le tout un peu plus digeste, j'ai mis des images de franponais (ce que les japonais pensent être du français). Comme pour eux le français ça fait "chic", tu retrouves un peu partout ce genre de conneries, d'ailleurs je t'invite à taper "franponais" sur ton moteur de recherche et regarder les images. Crois moi, ça peut être très drôle. Pour commencer, je vais vous parler du système d'écriture japonais, histoire qu'à l'avenir quand on te parle de "kanji", tu saches ce que c'est. Alors oui, ça peut paraître hyper chiant. Mais je fais partie des jeunes cons qui pensent que pour comprendre le cerveau des Japonais, il faut comprendre un minimum la façon dont ils écrivent. Alors éloignez les enfants et pour les plus faibles prévoyez un sac à vomi, c'est parti !


         Le Japonais possède deux syllabaires qu'on appelle les "Kana" (non, je ne veux pas mettre de "s" à ce genre de mots). Les premiers, les katakana, sont principalement utilisés pour les mots d'origine étrangère, les onomatopées et deux trois autres trucs. Les deuxièmes, les "hiragana", sont utilisés pour tout le reste. Si tu sais ça, tu peux en théorie tout écrire. Sauf que c'est là que les kanji entrent en jeu.


         Les kanji, c'est des milliers de caractères qui te permettent de remplacer des kana. Je te donne un exemple : un pont = hashi = はし (en hiragana) = 橋 (en kanji). Et là, comme 99% des gens, ta première réaction est : "mais c'est débile, pourquoi remplacer des hiragana tout simples à tracer par un truc beaucoup plus difficile et long à écrire ?". Pour moi, y'a une explication qui devient vite une évidence quand tu avances dans les études de japonais : parce que cette langue possède trop peu de sons ! Si tu vois à l'écrit はし, tu ne peux être sûr à 100% de ce que ça veut dire que grâce au contexte (on dit souvent que le Japonais est une langue de contexte) ou au kanji. Ainsi, 橋 veut dire pont et 箸 veut dire baguettes. Je m'arrête là, sinon on risque de perdre un paquet de lecteurs. J'approfondirai peut-être un jour si ça vous tente...


         Maintenant, j'aimerai aborder directement quelques mots que nous, français, avons l'habitude de ne pas comprendre ou d'écorcher sévèrement. La petite plante proche de la moutarde que tu retrouves écrasée dans ton resto chino japonais favori, ça s'appelle du wasabi et pas du "wazabi". En Japonais même précédé et suivie d'une voyelle, le "s" se prononce "s". Dans la même veine, la bombe atomique n'est pas tombée à "Nagazaki" mais à Nagasaki, et la deuxième plus grande ville du Japon n'est pas "Ozaka" mais Osaka. Pour terminer, le "e" final de kamikaze se prononce "é". D'ailleurs j'ai une anecdote sympa pour certains, barbantes pour d'autres. Mais dans tous les cas, c'est le genre de trucs que tu pourras potentiellement ressortir au Trivial Pursuit. Kamikaze est composé de deux kanji : kami (神) la divinité, et kaze (風) le vent. On peut traduire ça par "vent divin", et non je ne ferai pas cette blague. L'explication remonte à la deuxième tentative d'invasion du Japon par les mongols. Alors qu'ils étaient plutôt partis pour gagner du terrain sur l'île, un typhon a ravagé leurs navires et mit fin à l’expédition. Les Japonais ont donc appelés ce phénomène "kamikaze". Et je peux te dire que cette histoire te revient en tête quand tu te prends un typhon sur la tronche...




R.

mercredi 5 novembre 2014

Takao Takabas

         Lundi, nous sommes allés au mont Takao. Et je dis bien lundi, parce qu'au Japon, c’était férié. Enfin, le jour férié tombe le dimanche, mais les Japonais ne sont pas du genre à se laisser abattre. Quand ça tombe le dimanche, c'est toujours décalé à lundi. Et oui Messieurs-dames ! Au Japon, 15 jours fériés par ans équivaux vraiment à 3 semaines de congés.


         Une petite heure de train et Squalala nous voilà rendu au mont Takao qui se situe à l'ouest de Tokyo. Et comme tout bon spot touristique au Japon, c’était blindé ! Nous qui pensions avoir la montagne et l'automne pour nous... Bonjour la tranquillité ! D'ailleurs sur le chemin, on a croisé plein de marcheurs avec des clochettes. Ça faisait un peu troupeau de vaches dans les alpages, bonjour les oreilles ! Au sommet, la consommation règne en maître avec de nombreux petits restos et autres stands de glaces. Le mont Takao est une montagne sacrée, le temple dessus est un lieu de pèlerinage.





         Au Japon, l'automne est une saison assez douce et très aimée des Japonais pour les magnifiques couleurs que l'on peut voir. Cela dit, même en novembre, le paysage était encore bien vert. Pour éviter la horde de marcheurs, nous avons choisi le chemin le plus compliqué, soit la rando plutôt que le goudron. Ça grimpait pas mal, ce qui n'a pas découragé nombre de papis et mamies japonais de prendre ce chemin. Ici, les vieux sont pas vraiment vieux !

         Après un pique-nique au sommet, nous sommes allés faire un tour sur les autres monts. Un fois sorti du sentier battu, plus grand monde. Les Japonais venaient voir Takao, ils l'ont vu, ils sont repartis, pas la peine de s'attarder. C'est souvent comme ça avec eux.




         Une belle de vue de Tokyo et des montagnes. Par contre, il y avait trop de nuages pour voir le mont Fuji, autrement appelé Fujisan et surtout pas Fujiyama, qui ne veut rien dire... A suivi un goûter dans une clairière, et une bonne descente dans les cèdres. La statue avec le long nez, c'est le Tengu représentant un homme qui aurait maîtrisé la discipline ascétique.







     













   



         Et après 10km de marche, nous sommes rentrés à Tokyo pour nous faire un resto bien mérité. Manquait plus que la raclette et un chaud Takao (R a insisté pour que cette blague figure dans l'article) pour conclure cette journée à la montagne !


S.